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Mary C. Adams

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MessageSujet: « There's something lost inside » [EN COURS] Mar 16 Fév - 17:18

Copyright Arrogant Mischief
Mary C. Adams

   « Prends le temps, avant que ça ne soit lui qui te prenne... »


   

۞ NOM : Adams
۞ PRÉNOM(S) : Mary, Caustic, Charles, Noé.
۞ AGE : 1 758 ans, si j'ai bien compté.
۞ SEXE: Euh… Franchement, ça dépends des fois… Mais en théorie, je suis un garçon.
۞ RACE: Shinigami
۞ ORIENTATION SEXUELLE: Pansexuel.
۞ GRADE SOUHAITER : Ex Capitaine de la XIIème division (En redevenir.)


۞ AVATAR : 96neko
۞ NIVEAU RP : CF. Suru, Mad :3

   
DESCRIPTION PHYSIQUE ET PSYCHOLOGIQUE

 
Difficile de me décrire physiquement… Il y a des choses qui ne changent jamais. Mes yeux vert, mes cheveux blonds, mais sinon, l'empreinte spirituelle que j'emploie à tendance à créer des variations plus ou moins particulières, à durée plus ou moins longue… Croyez-le ou non, j'ai déjà été une femme pendant près de cent-cinquante ans. Je ne remercierais jamais assez mes parents de m'avoir trouvé un prénom mixte… Mais, là n'est pas le débat. Vous devez vous demander comment ? Comment un gringalet comme moi peu avoir un âge pareil, et des spécificités aussi étranges ? C'est en lien avec mon Zanpakuto, au cas où vous ne l'auriez pas compris…

En effet, ses propriétés me permettent d'arborer une empreinte spirituelle différente de la mienne. De fait, si elle est féminine, celle d'un enfant ou d'un adulte, cela crée des variations, qui me font grandir ou rapetisser, me font homme ou femme... Cela dit, généralement, je ne mesure pas moins d'un mètre soixante, ni plus d'un mètre soixante-dix, et ne pèse que rarement moins de quarante-cinq kilos et plus de cinquante-cinq.

Pour faire un listing, selon l'apparence que je prends, je vais prendre le temps de vous décrire tout les facteurs pouvant changer selon les situations.
Lors de l'absorption d'une âme humaine, je ne subis généralement qu'un changement de sexe en fonction de l'âme absorbée. Je ne mesure que rarement plus d'un mètre soixante dans ces cas là. D'un point de vue physique, c'est en tant que tel que je suis le plus faible (environs 20% de ma puissance maximale), mais c'est ainsi que je semble le plus naturel et que je m'adapte plus aux autres et que je simplifie les relations humaines.
Lors de l'absorption d'une âme Fullbringer, c'est grosso-modo la même situation que pour l'âme humaine, -ou le Plus. Comme vous le préférez- a la différence que je mesure le mètre soixante-dix et que je pense une cinquantaine de kilos. De plus, un tatouage vient orner mon dos et remonte à mon bras, assez dantesque, représentant une sorte de cerisier dont les fleurs sont centrées par des têtes de mort, venant recouvrir jusqu'à ma main droite, les racines se prenant au bas de mon dos. Je possède généralement 80% de ma puissance maximale lorsque j'emploie un Reiatsu Fullbringer.
Lors de l'absorption d'une âme Hollow -ou Arrancar-, ma taille varie de façon aléatoire. Je serai toujours un homme, et de multiples piercings apparaîtront sur mon visage (mes oreilles, et éventuellement mes lèvres en fait), en plus d'une chaîne allant de mon oreille à mes lèvres, certainement en souvenir à l'époque de la chaîne de vie des Plus avant qu'ils ne deviennent des Hollow, je ne sais pas. Je suis assez instable émotionnellement quand j'absorbe un Hollow. Je ne suis pas très concentré, facilement en colère et souvent migraineux. Cela dit, sous âme Hollow je suis absolument incapable d'utiliser le moindre Kido, ce qui fait que certes, j'ai accès à toute ma puissance, mais que je suis bridé, et que mes aptitudes sont parfois instables, au delà du fait que j'ai tendance à attaquer de façon moins réfléchie, en plein combat.
Lors de l'absorption d'une âme Quincy, ma taille varie en fonction de la pression spirituelle que possédait l'individu. Je serai toujours une femme. C'est la pression que je préfère arborer. Elle me permet d'utiliser toutes mes capacités, mais surtout, elle aiguise mes sens et ma réflexion. C'est de cette façon que certes, j'ai plus tendances à m'éloigner des combats, mais je peux développer de nouvelles choses bien plus facilement, et c'est pratique, dans le XIIème... Le problème est, que je suis bien, bien, plus réceptif -réceptive, du coup- aux choses tout autour de moi, un peu fleur bleue et facilement dominé par mes sentiments. C'est finalement la pression qui me fait a terme le plus ressembler à quelqu'un de... normal.
Enfin, lors de l'absorption d'une âme Shinigami, j'ai tendance à arborer quelques cicatrices en fonction de l'état physique de celui-ci avant sa mort. Autrement, je prends le sexe qu'avait la personne, mais ma taille et ma corpulence ne varient absolument pas, je garde une apparence très proche de celle que j'avais avant de m’approprier ma toute première énergie spirituelle. Cela me permet d'avoir un total accès à mes capacités, et la personnalité qui me convient la mieux.
Je ne développerais pas sur les conséquences de ces "transformations" minimes sur ma façon de combattre, sur mon Reiatsu ou sur mes pouvoirs, je m'en occuperais dans une zone plus approprié [Fiche Technique.]

Jeunesse éternelle ? Je n'en sais fichtrement rien. Peut-être qu'un jour je finirai par m'éteindre de moi-même, pour autant, c'est pas demain la veille que je laisserais une chose pareille arriver sans ne rien faire, certes. Mais ça laisse à poser grand nombre de questions, malgré tout... Au-delà de mon apparence, je consens au fait que si ma musculature peu parfois évoluée, elle reste tout de même assez stable. Mésomorphe, j'ai tendance à avoir une musculature assez sèche. Cela dit, de par un certain manque de pudeur, certains l'ont déjà remarqué. Au pire, je dois avouer que je n'ai plus vraiment d'intimité depuis que j'ai libéré mon Zanpakuto pour la première fois.

Vous pensez que ça a affecté ma personnalité, ou mon être ? Honnêtement, ça pourrait pas être le cas autrement... J'ai eu quelques dépressions, même si je préfère parler de "périodes compliquées", et je noie tout le reste dans les addictions. Cela dit, ce n'est pas simplement la volonté d'un homme désespéré, loin de là... Imaginez-vous avoir vécu plus d'un millénaire et demi et vous retrouver face à vous même devant un miroir, différent à chaque combat, sans savoir si un jour sera le dernier, incapable d'offrir plus de sentiments que de l'amitié de peur de voir la personne mourir avant vous... Enfin, c'est un bien sombre dessein, et une drôle d'image... Si j'étais un tableau, je pourrais sans prétention me comparer au Cri, de Munch, cadavre intemporel affolé par une existence plus que compromise par elle-même.

Enfin, si j'étais là pour faire un portrait chinois, ça se saurait. Malgré tout, mon grain de vieillesse se complète assez bien derrière cette chance que j'ai de positiver assez facilement, et de fait d'être assez joyeux, voir même fêtard. Bien que cela s'adapte à toutes sortes de situations. Je sais tant me montrer séducteur que diplomate, tant orateur que spectateur. Je suppose qu'après avoir étudié toute sorte de société pendant un long moment, je sais m'adapter à celles-ci et cherche à arborer une sorte de modèle de perfection, même si c'est quelque chose de complètement hypocrite et représente certainement l'un de mes majeurs défauts.

Pour autant, vous le comprendrez, je suis attentif. Au moindre détail. A tout. Peu importe mon état, je tenterais toujours de me focaliser sur la situation, pour la simple et bonne raison que je déteste ne pas comprendre. Et que j'ai ce besoin de science infuse, d'être capable de sauver une situation désespérée en faisant découvrir au monde entier que la chaleur fait fondre la glace. Certainement un brin de prétention, oui, ou un besoin de reconnaissance certain. Cela dit, je pense qu'on a quelque part tous besoin de se démarquer en quelque chose. Moi, de par mon statut de... De type posé en toutes circonstances qui sait un peu tout, ou quelque chose comme ça...



 
   

   

۞ PRÉNOM OU PSEUDO : Sky'
۞ AGE DU JOUEUR : 18 ans :3
۞ COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? //
۞ COMMENT TROUVEZ-VOUS LE FORUM ? //
۞ PARRAINAGE ? //
۞ DOUBLE COMPTE ?: Suru/Madelyna
۞ PRÉSENCE SUR LE FORUM : Texte ici
   


« Si tu pense ne plus avoir le temps... Cherche mieux. »



Dernière édition par Mary C. Adams le Mer 16 Mar - 23:35, édité 2 fois
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Mary C. Adams

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MessageSujet: Re: « There's something lost inside » [EN COURS] Jeu 10 Mar - 21:03








Alpha,
« Better Born In Hell... »





Bon, les enfants, asseyez-vous donc. Je vais commencer à vous raconter l'histoire, comme vous êtes si nombreux à me la demander… L'histoire d'un p'tit bonhomme pas banal. Mary qu'il s'appel !
En fait… C'est moi. Oui, tout de suite, ça parait moins… Mystique, mythique, mythologique, mytho… Mytho. Mais… Mais ! Cette histoire est la plus proche de ce qu'il s'est passé ! Du moins, pour ce dont je me souviens…

Tu sais quoi Kevin ! Je pense que quand tu seras grand tu deviendras comme moi ! [Un temps] … Quoi… ? Fait pas cette tête-là. Ça ne te convient pas ? [Un temps] Mais attends d'avoir entendu l'histoire, espèce d'égoïste !

Je disais donc… L'histoire… Véritable… Vénérable… Vénale… De Mary. Le plus grand scientifique de l'univers… EH ! Je ne suis pas égocentrique du tout Jean ! Encore une comme ça, et tu sors dans le couloir ! Non, mais enfin… J'vous jure…

Les enfants. Nous allons commencer, ne vous impatientez pas, cependant, il faut que vous sachiez… Je fais le singe pour vous mettre à l'aise, mais tout n'est pas très lumineux dans cette histoire… Votre… Camarade… Ami… Professeur… Mentor, Mary, n'a pas fait que de bonnes choses dans sa vie. Et j'en suis pleinement conscient… Alors c'est aussi pour moi… Un moyen de… Bien… De me confier quoi… Ça fait tellement de temps que nous sommes ensembles ! On commence à bien se connaître !

Bon allez. J'me lance.


_________________________________________________


Acte I,
« Tale of the Hill's Mansion... »





Chapitre prem-… Ok. Je ne commence pas par un titre de chapitre, c'est ridicule de toute façon. Qui fait ça de nos jours ?

Du plus loin que je me souvienne, nous courrions dans les bois. Il pleuvait… Nous étions… Douze. Oui, c'est ça. Douze. Une bande de treize gamins, nés en Gaulle Romaine. Dans une situation assez précaire… Les parents de Jules et Caroline ont été tués par des bandits, le long des routes Marseillaises. Le frère de Carthus est tombé malade et ne s'en est pas remis… Me concernant, tout vas bien dans ma famille proche… Ma tante est décédée il y a quelques mois, mais je m'y fais. Je n'en étais pas si proche que ça. De toute façon, la mortalité était différente, à l'époque…
Enfin. Ce qui nous courrait après, c'était une bande d'Arracheurs. Les Arracheurs, c'était des… Barbares, je ne sais pas. Des Mercenaires, qui le reste du temps profitaient de leur relation avec l'Etat pour faire ce que bon leur chante. Notre course était assez effrénée…

En réalité, nous n'y sommes pas si innocents. L'affecte coincé contre lequel j'ai longtemps lutté implique que c'est entièrement de ma faute. Ceci dit, j'avais réellement envie de mettre le feu à leurs barils d'alcool… La volonté d'adrénaline, je pense. Oui, j'avoue que c'est assez ridicule à première vue, mais vous n'imaginez même pas à quel moment c'était amusant sur le coup !
Nous avons finis par nous retrancher dans un manoir, en haut d'une colline. Comme nous n'étions pas sûrs de ne pas avoir été suivis, nous avons poussés les poussiéreux meubles contre la porte et nous sommes cachés dans l'espèce de cave. Difficile d'y voir clair. Aucun moyen de faire un feu, collés les uns aux autres, se recroqueviller nous paraissait absolument nécessaire… Voir même vital. Surtout quand nous avons entendus la porte être défoncée, et des hurlements… "Attrapez moi ces gosses !" "Je les veux vivants !" [Mary imite à cet instant des voix plus adultes que la sienne, pas nécessairement plus grave, au vu de la voix de fumeur du petit bonhomme.] C'était particulièrement étrange… Dans un premier temps, nous avons entendu des pas se dirigeant vers l'intérieur de la maison, et des hurlements de haines… Qui se sont quelques instants après inversés. Ils ont tentés de s'enfuir, en criant au secours et priant les dieux de leur sauver la peau. Cependant, il semble qu'il n'en soit rien… C'était assez traumatisant à entendre… Je ne me souviens plus en détail, mais je ne crois pas que l'un de nous n'était pas en train de pleurer.

Mes doigts étaient devant les lèvres de Caroline, je sentais ses larmes rouler sur mes doigts, mais pourtant ce contact retenir tant bien que mal ses sanglots. Je pense que nous n'étions pas les seuls, pourtant, je n'ai jamais particulièrement eu d'affinité avec elle… Cela dit, nous étions jeune… Entre huit et quatorze ans, pour la plupart d'entre nous… Je faisais partis des plus âgé… Et aussi des moins responsables. Cela faisait maintenant dix minutes que c'était le silence complet, et c'est Mérédith, l'aînée de nous tous, qui a pris la décision d'aller voir. Nous la laissâmes évidemment partir devant, en gamins craintifs comme nous l'étions… Alors que c'était ma seule et unique responsabilité.

Son cri n'a laissé personne en reste… Je ne me souviens plus bien, mais je me suis précipité dans les marches avec deux ou trois autres d'entre nous que je n'ai pas identifiés sur le coup, et nous sommes tombés sur Mérédith… Elle flottait en l'air. Le regard plongé vers nous, à demi éteinte, comme étranglée, alors qu'autour d'elle gisait les cadavres démembrés des Arracheurs, déchaînés autour d'une mare de sang. Ces mots furent les suivants… [Il toussote pour prendre la voix adéquate. On ressent de la gêne, elle est omniprésente, palpable… Il est certain que Mary est particulièrement gêné par la situation, et que malgré tout ce temps, son passé le hante encore.] "Tout ça, c'est de ta faute, Mary… Les dieux nous punissent pour tes erreurs." A l'instant d'après… Je me suis évanoui. Ce n'était pas le choc, je crois… Ce devait être… Un coup venu de derrière… Je me suis senti oppressé, et incapable de respirer avant de m'écrouler.


_________________________________________________


Acte II,
« Hadès manages. »




Désolé de vous avoir coupé. Je… J'ai eu une petite absence. Alors oui. Je disais… Je venais de m'écrouler. J'ai dû demeurer ainsi un long moment, je pense. Quand je me suis réveillé, il faisait nuit. J'étais seul. Entièrement seul, dans cette gigantesque maison de pierre, désertée… Il faisait froid. Extrêmement froid… Doucement, je me levais en appuis sur le mur glacial. Bon sang qu'il faisait froid… J'ai des frissons à y songer… Timidement, je jetais un œil autour de moi… Il y avait beaucoup trop peu de lumière pour que je me dirige. Le temps d'émerger, je me suis remis en mémoire doucement les événements, alors que les larmes semblaient couler d'elle-même le long de mes joues.

Pourquoi suis-je encore vivant ? Pourquoi les dieux ont-ils choisis de punir Mérédith, et pas moi… ? Il y a… Tellement de question qui s'imposaient dans le plus profond de mon préconscient... Enfin, je supposais en l'instant que rien ne dérogerait à ma propre existence… Ni moi, ni les dieux… Tant pis. Recroquevillé sur moi-même, après avoir désespéré de trouver le chemin vers l'extérieur, pour au moins avoir un rayon de lune, je sentais le froid me dévorer… J'avais l'impression qu'il était de l'ordre de la punition d'être seul, dans l'obscurité la plus totale et la peur comme seule amie. Le temps s'est déroulé ainsi… j'ai attendu le jour. Attendu, attendu, attendu, attendu… Ça me semble interminable. Rien ne vient. Plus le temps passait, plus la douleur se faisait intense… Au début j'avais faim… Et passé un certain temps, je tentais de l'oublier. J'ai commencé à… [Rire] Vous allez trouver ça dingue. J'ai commencé à parler au silence. A la nuit. Au mur qui soutenait mon dos. Au sol qui soutenait mes fesses, mes jambes. Au plafond dont je ne mesure pas vraiment la distance.

Parfois, je comptais les secondes, comme des pulsations. Je n'étais pas certain de ce que j'avançais, mais en tout cas, je l'avançais… Le temps défilait. Je l'estimais en heures. Des heures, m'opposant face à moi-même. Pour la première fois de ma vie… Je peux le dire… Je ne me sentais pas plus en vie qu'un enfant dans un cimetière… Ma gorge semblait perdre la raison, tant j'étais déshydraté. J'espérais tristement être encore dans ce vieux manoir, et que mes amis viennent me chercher. Que tout ça ne soit qu'un horrible cauchemar… J'ai émis tant d'hypothèses… De la colère des Dieux vers un délire produit par une maladie quelle qu'elle soit… Je crois que toutes ces superstitions me permettaient de calmer ma claustrophobie, et éviter d'être confronté à un ennui mortel, alors que ma conscience s'altérait au fil de la faim, du froid, et de la soif…

Après m'être réveillé de ma quatrième phase de sommeil, donc supposée nuit, je me suis mis à hurler, à fondre en larme. J'étais rassuré de voir que je pouvais encore produire autant d'énergie. Je voulais tant qu'on m'entende… Je longeais tous les murs à la recherche d'une issue, dans l'incapacité de la trouver, bien évidemment. [Un temps, accompagné d'un regard assez vitreux]

Ça s'est déroulé après la sixième phase de sommeil… J'ai eu une soudaine crampe d'estomac. Je ne le comprenais pas à l'époque, mais les symptômes avaient tout d'une hémorragie interne. Je me sentais seul… [Quelques frissons] Merde. Qu'est-ce que j'étais seul… A l'agoni, plié au sol en subissant les contraintes de mon propre corps qui m'abandonnait, alors que ma conscience, elle, ne voulait pas s'échouer… Je ne sais plus trop à quoi je pensais à ce moment-là… Je me disais juste qu'il fallait que je reste pour réparer toute les erreurs que j'ai faites, pour les autres, et pour mon propre karma, surement… Je ne sais plus. Je ne me souviens plus.

Alors que les derniers souffles approchaient, une lumière s'illuminait le long de mon visage. Je voyais flou, mes prunelles n'étaient pas habituées du tout. Que je me sentais ridicule… L'escalier de bois de la cave semblait s'être écroulé… Ça veut dire que tous les autres, derrière moi ne s'en sont pas sortis… J'entendais une voix qui m'était familière… Père… ? "J'arrive mon fils !" c'est tout ce que j'ai pu dissocier, avant que ma conscience ne m'abandonne.


_________________________________________________


Acte III,
« No more Gods... »




Eh, eh, du calme. Du calme. J'ai compris que vous voulez la suite. [Soupire en se grattant la tête] Eumh… Ce qu'il s'est passé… Eh bien… Comme c'est le cas pour chacun d'entre nous… Je me suis réveillé… Face à mon propre cadavre. Oui, c'est assez bateau et amené de façon simpliste… Vous voulez savoir ? Je me suis trouvé choqué par ma propre apparence cadavérique. J'avais puisé dans mes réserves de cholestérol, pour le peu que j'en avais. C'était un premier choc. La réalité me semblait absurde. Je pensais être encore en vie et délirer, tout simplement. En me pinçant, j'ai compris que la douleur était bien réelle. Au moins autant que la chaîne à mon torse, sur laquelle j'ai tenté de tirer en vain…

Les Dieux n'existent pas. C'était ma conclusion. Je suis mort, pourtant… Rien. Pas de purgatoire, pas de Royaume d'Hadès. Rien. Tout est un ramassis de mensonge pour manipuler les masses. Un mythe… Un mythe qui vient de me transpercer. Dans tous les sens du terme… Mon père vient de me traverser, alors que j'étais debout, face à lui… J'essayais de l'appeler… De le secouer. Il remuait, mais il semblait incompris. Il a finis par hurler de terreur que les Dieux m'avaient maudit à ma mort et qu'il ne fallait pas s'approcher, puis c'est enfui avec les hommes de la Cité, l'ayant accompagné. Je crois que j'étais… Dans un mélange de colère et d'incompréhension… En soi, la colère prenait très largement le dessus sur le reste. Pourtant, j'ai vite compris que mes émotions jouaient sur cette chaîne étrange. En m'énervant, bouillonnant, elle semblait diminuer, petit à petit. Me canaliser semblait indispensable…

En grimpant à l'échelle rapiécée qu'ils ont abandonnée dans leur fuite effrénée, je retrouvais enfin le soleil, à travers les petites fenêtres malingres. Ma main devant mon visage, j'ai eu une certaine difficulté à réaliser ce qui se déroulait autour de moi. Je supposais des ombres. Je les devinais, du moins… Ma vision a mis un certain temps à revenir. L'expérience était troublante, mais intéressante. Même mort, j'avais encore cette faiblesse humaine ? Huit secondes. C'est le temps qu'il a fallu pour que tout revienne à la normale. Et plus longtemps certainement, est le temps qu'il m'eut été nécessaire pour comprendre ce qui se déroulait précisément.

Sous mes yeux ébahis, je ne semblais plus ingérer les informations correctement… Ils sont tous là… Tous mes amis sont là. Regroupés dans un coin autour de Mérédith… j'ai mis un certain temps à réaliser ce qu'il se passait. C'était la chaîne… Ils avaient tous la même chaîne… Alors ils sont tous morts ? C'est pour ça qu'ils ne sont pas venus me chercher ? Pourquoi n'ont-ils pas entendus mes cris… ? De nombreuses questions se défoulaient comme un punching-ball pour anéantir ma conscience. Je me focalisais sur Mérédith, qui semblait petit à petit perdre connaissance, alors qu'une énergie étrange émanait autour d'elle. Je m'approchais d'un pas timide, assez égaré face à cette situation qui à l'époque me paraissait complètement absurde…

« L-les amis, qu'est-ce qu'il se passe… ? »

Peu sur de moi, bien moins qu'il y a quelques jours, on pouvait aisément ressentir les séquelles d'un traumatisme profonds. Alors que je les toisais, leur regard fut chargé d'une haine profonde. Tous, sauf celui de Mérédith, qui dans un état de semi-conscience semblait chargée de regrets… De profonds regrets. Elle ne pleurait pas, elle n'en était plus capable de toute façon. Mais la réponse de Jules a été l'électrochoc.

« Tout ça, c'est de ta faute Mary ! Si t'avais pas cherché les Arracheurs, personne ne serait mort, et Mérédith ne serait pas en train de disparaître ! »

Le pincement au cœur fut sérieux sur le coup… J'en ai encore des frissons… Je les toisais, les yeux écarquillés. Evidemment que j'y avais pensé, pendant mes six jours de détention. Mais… Ils m'avaient volontairement enfermé ici, alors… ? Ils ont dû croire que je me suis évanoui pour fuir mes responsabilités, puis me balancer tout en bas pour me sauver la peau… Ou quelque chose comme ça. La dernière fois que j'ai réétudié mes souvenirs concernant mes amis de mon vivant et de mon passé d'âme errante, j'ai vite remarqué qu'ils n'étaient pas méchants, mais donneurs de leçons… Enfin, revenons-en à l'époque en question… Face à cette frappante découverte, Jules c'est encore plus énervé en entendant Mérédith suffoquer… Je crois qu'il était prêt à me bondir dessus… Déconcerté, j'ai dû agir selon le traumatisme. Aujourd'hui encore, malgré la psychanalyse, j'ai encore du mal à comprendre mon acte… Je me suis enfui, purement et simplement… Je voulais retrouver ma maison, et me faire le plus petit possible, pendant des semaines… Ou peut-être des mois.

Je ne sais absolument pas ce qui m'a ramené à la raison, ou ce qui a fait revenir mon courage, mais à mi-chemin, j'ai regardé en arrière. J'entrevoyais la maison. En plissant les yeux, je pouvais à la suite entrevoir une énorme giclée de sang s'en évader, me poussant à écarquiller les yeux en me plongeant dans un profonds mutisme. Et si le monstre invisible était revenu ? Non… Non, c'était impossible, inconcevable… Dans un excès de folie, je me suis rué vers la maison. Et c'est là que je l'ai vu… Il était gigantesque. Ce monstre masqué, entouré du cadavre de mes amis… Ce trou au milieu de son torse m'avait certainement plus effrayé que le reste, quand j'ai compris que c'était l'endroit précis auquel se place la chaîne, que j'ai… D'ailleurs, la mienne se consumait particulièrement vite… Il m'était impossible de canaliser mes sentiments, mais je l'avais remarqué… La créature était à une centaine de mètres de moi. Je n'arrivais absolument pas à identifier qui était mort, et si quelqu'un aurait éventuellement pu s'échapper.

Il m'a fallu un peu de temps pour comprendre que j'étais repéré. Ceci fait, j'ai pris mes jambes à mon cou pour m'enfuir. Je le sentais. Il était comme omniprésent, imposant une force particulièrement importante sur moi. Les regrets me dévoraient vivants alors que je ne savais où ni comment me diriger… L'éclair de génie fut le campement des Arracheurs. Pour une raison toute bête… Mon propre père ne m'a pas vue. Il n'y aucune raison que les gens qui n'ont pas de chaînes le puissent, alors… Oui. C'est la bonne solution… La meilleure solution, du moins. Mes pas étaient effrénés alors que je courrais au travers de la forêt qui m'éloignait du manoir de la colline… Plusieurs fois j'ai faillis tomber. J'étais athlétique, mais la panique m'empêchait de respirer convenablement, complètement focalisé sur mes pensées.

L'arrivée fut des plus… Désastreuses… Il restait un feu de camp. Le reste n'était qu'un amas de cadavres… Le monstre est arrivé avant moi… Et si les dieux existaient réellement et qu'ils me punissaient, après tout… ? Non. Ca ne ressemble en rien aux histoires que j'ai pu entendre durant toute mon enfance. Je balayais l'hypothèse en essayant tant bien que mal de me cacher, en priant pour que ses choses n'aient pas un odorat puissant…

Les secondes défilaient comme des heures jusqu'à ce que deux hurlements titanesques ne se mêlent, accompagnés d'une chute. D'un regard furtif, je comprenais qu'il ne s'agissait en rien du fait que le monstre ai été plus rapide que moi. Non. Il y en avait deux. Je me demandais si ils se battaient pour savoir lequel des deux devrait me tuer… En tous les cas, il fallait que j'agisse… En retournant la chose, rapidement, j'envisageais deux solutions… Les brûler vifs… Ou m'enfuir. Mais jusqu'où ? Chez moi, où ils risqueraient de tuer mes parents ? Non, c'est ridicule… Au moins autant que de me lever, courir vers le petit baril d'alcool et rester cacher pour le lancer dans le feu quand ils en ont approchés…

Ceci dit, stupide ou pas stupide, un hurlement de douleur c'est fait entendre. J'étais repéré, mais l'explosion produite avait dû les sonner… S'ils ont encore un quelque point commun avec l'être humain… Ceci dit, je n'avais plus rien pour tenter de les affronter… J'étais encore incapable de manier une épée, je me serais fait déchiqueter en quelques secondes. En les voyant tous se tourner vers moi, l'idée de me faire couper en deux avant de me faire dévorer ne me plaisait pas particulièrement… La fuite s'imposait. Et rapidement.

Alors, course effrénée dans cette forêt que je maudissais, à nouveau… A bout de souffle, je me suis arrêté au bord d'une clairière en m'écroulant au sol, trop fatigué pour continuer… Sous le coup de la panique, je n'ai même pas pris le temps de voir s'ils continuaient de me suivre… Assis par terre, j'essayais de respirer le mieux possible pour pouvoir repartir. Mes muscles répondaient difficilement, mon cerveau aussi… Trier les informations me paraissait plus apte à me faire survivre que courir indéfiniment sans définir de plan.

En entendant des bruits de pas, je me suis relevé, soulevé par la peur et enfuis, avant de me retrouver bousculer par quelque chose, me retrouvant au sol. Je clignais des yeux en regardant l'homme qui se dressait devant moi. Armé, et drôlement habillé, le sang de son arme était particulier… Une couleur particulière…

« Je salut ta bravoure, jeune homme… J'ai vu ce que tu as fait dans ce village. C'était très courageux de ta pars. Tu es en sécurité, maintenant. »

« E-en sécurité… ? Maintenant… ? »

Je crois que c'était là le mot de trop… Je sentais ma chaîne se consumer à vue d'œil. J'étais empreint d'une haine profonde envers cet homme, qui débarquait là comme une fleur pour me dire que tout était fini après que tous mes amis ne soient morts… Je crois que j'avais besoin de déverser ma haine pour moi-même sur quelqu'un d'autre… Ça se lisait dans mon regard. Il m'a compris, tout de suite je crois… Son regard paraissait navré, et il demeurait silencieux. J'en comprenais le sens… Ça n'apaisait pas particulièrement ma colère, mais je la redirigeais de façon à mieux la maîtriser et la mettre de côté…

« C'est quoi, maintenant… ?  »

« Maintenant, tu peux t'en aller vers la Soul Society… Un monde qui ne possède pas de ses créatures, les Hollow. Vu le courage dont tu as fait preuve, je suis sûr qu'en un rien de temps, tu pourrais devenir un soldat, comme moi. »

« Je ne veux pas être un soldat. »

L'homme écarquillait les yeux, étonné.

« Pourquoi pas ? Tu t'es vaillamment battu, pourtant… ? »

« Ces choses, que vous appelez Hollow… Ce sont des gens dont la chaîne c'est consumée, n'est-ce pas ? Et vous, vous ne l'avez plus… Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais quelque part, les Hollow, c'est des gens comme vous, moi… »

Je crois que ça remarque l'a particulièrement choqué. Ça se sentait à son air. Evidemment, je ne savais pas que tuer un Hollow renvoyait l'âme dans le cercle des réincarnations, et que donc, le travail de Shinigami était quelque chose de louable, sur ce point. L'altruisme dont je fais preuve à du le toucher. Mais au-delà de l'altruisme, la capacité de déduction… Alors, lentement, il a pris le temps de m'expliquer le rôle des Shinigami. Ce qu'ils sont. Comment en devenir un. J'étais intéressé, particulièrement intéressé. Nous nous sommes échangés un sourire et nos noms, alors qu'il appliquait le Konso à mon front, en me promettant qu'il se souviendrait de moi et me ferait recommander. Je n'étais pas dupe, j'avais bien compris que Mérédith était devenu un Hollow… Et que l'autre était très certainement celui qui nous à attaqués il y a une semaine, au moins.



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Acte IV,
« Welcome Home. »





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Acte V,
« Let's go ! »





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Acte VI,
« Follow You. »





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Acte VII,
« Through Struggle ! »





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Acte VIII,
« Rise From Your Grave... Please... »





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Acte IX,
« I'll never be the same than yesterday... »





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Acte X,
« No Way Out »





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Acte XI,
« Let's talk...  »




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Acte XII,
« Deadman's Walking »




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Acte XIII,
« War. »















« Si tu pense ne plus avoir le temps... Cherche mieux. »

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