Partagez|
Odric Dulys, la Fine Fleur de la France [Posons le tag "Pas-Fini" :p]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Vizard

avatar
Odric Dulys

Messages : 2


Feuille de l'esprit
Level: 63
XP:
843/8000  (843/8000)
Etat actuel: Vivant

MessageSujet: Odric Dulys, la Fine Fleur de la France [Posons le tag "Pas-Fini" :p] Mer 2 Mar - 19:43

Copyright Arrogant Mischief
ODRIC DULYS

   « Je fleuris dans l'affrontement telle une fleur dans l'aube du jour »


   

۞ NOM : Dulys
۞ PRÉNOM(S) : Odric
۞ AGE : Trentaine (physiquement)/Quelques siècles (réellement)
۞ SEXE: Homme
۞ RACE: Vizard
۞ ORIENTATION SEXUELLE: Peu lui importe.
۞ GRADE SOUHAITE :


۞ AVATAR : Alucard (Castlevania)
۞ NIVEAU RP : Je dirais un bon +, même si n'ayant pas RP depuis un certain temps, il se peut que je sois rouillé. Concernant mon temps de réponse, ça dépend de beaucoup de chose, mais c'est en général dans la semaine.

   
DESCRIPTION PHYSIQUE ET PSYCHOLOGIQUE

 
Grand, svelte, beau, raffiné. Ces quatre mots seraient presque suffisant pour décrire l'homme en face de vous.

En effet, du haut de son mètre quatre-vingt, il émane de lui une aura qui force le respect. Ses muscles fins et gracieux renforcent un aspect de puissance, et ils ne manqueront pas de plaire aux yeux des dames. Ses mains, fines et raffinées, ont un toucher doux, comme le velours, bien qu'elles semblent également pouvoir exercer une puissante poigne de fer. Ses longues jambes lui offrent un côté stable et rapide.
Son visage, aussi lisse que celui d'un ange, ne porte aucun trace de blessure, que ce soit par une arme ou par le temps. Ses traits sont parfaitement dessinés, et donneraient presque un côté androgyne à l'homme. Une longue chevelure d'or lui coule en fines vagues du haut de sa tête jusqu'au bas de son dos, cheveux souvent tenus en une queue par un ruban noir fermé en nœud. Son sourire, parfait, jamais tendu, jamais exagéré, laisse entrevoir une série de dents blanches parfaitement agencées dans la mâchoire. Et ses yeux... De grands yeux blanc cassé, luisant d'une curiosité et d'une soif de tout à peine contenue, qui offrent une presque-vue sur son âme. Une âme immaculée, une âme pure. L'âme de l'amant parfait.
Et il porte en tout temps un costume parfaitement coupé pour ses formes. Une chemise à jabot d'un blanc nacre, par dessous une veste trois quarts d'une époque qu'on ne refera plus, brodés de jaune d'or et d'argent, dont le pantalon, parfaitement assorti, est à moitié caché sous de longues chausses type mousquetaire remontant jusqu'à ses genoux.
Pour parfaire le tout, une longue et lourde cape tombe de ses épaules jusqu'au niveau de ses chevilles, ajoutant à l'effet impressionnant du jeune homme.


Réfléchi, calme et galant. Voilà la psyché type de cet homme.

Excellent bretteur de son vivant, il est un art auquel il n'a pas cessé de vouloir exceller, celui de manier l'épée. L'escrime médiévale européenne n'avait guère de secret pour lui de son vivant, étant l'un des meilleurs de sa classe. Il s'est rapidement intéressé, dans son trépas, à l'art japonais du Katana. Une lame si redoutable qu'elle a été dérivé en de multiples autres.
Sa flegme naturelle aux cœurs des combats le force à ne pas foncer tête baisser dans un combat, qu'il prend le temps d'analyser afin de déterminer aux mieux ses chances de victoires.

La réflexion va de paire avec la concentration, selon lui. Ce n'est pas quelqu'un qui cherchera de lui même les ennuis. Il n'est d'ailleurs jamais le premier à dégainer son arme, quoi qu'il arrive. Ce côté calme vient sans doute du fait qu'une des technique principales au katana est l'art de tuer en dégainant. Bien entendu, les passes d'armes médiévales et victoriennes demandent également un réel calme pour ne pas ouvrir des failles dans sa défense. Il ne s'énerve que rarement, et, de part la sensation qu'il ressent lorsqu'il le fait, tâchera de repousser au maximum le moment où il revêtira le masque du Hollow qui l'habite.

Aspect du masque :



Le Zanpakûto :

Forme scellée :



Forme Shikai :



Forme Bankai (bien que pas encore d'actualité) :



 
HISTOIRE

 

1514 – Renaissance – France

« A vous, Seigneur Du Lys. »

Le professeur d'escrime, un vieux bougre d'une cinquantaine d'années, se tenait là, rapière à la main, droit comme un i, au centre du cercle dessiné dans la terre de la cour. Une main derrière le dos, la pointe de sa lame vers son adversaire, il attendait.
Le jeune homme se leva, calmement, détachant alors sa cape d'un claquement de doigt au niveau de la fibule. Il la rattrapa, une main dans le dos, pour la poser doucement sur son siège. Il s'approcha alors du maître d'arme, et dégaina d'un geste rapide sa propre arme, de la main gauche. De loin, les deux lames avaient une apparence similaire. Longues, taillées très visiblement pour l'estoc principalement, plus que pour la taille bien qu'elles n'étaient pas dépourvues ni l'une ni l'autre d'un tranchant acéré, elles étaient très clairement l'apanage des nobles Français de l'époque.
Une différence était néanmoins notable. Là où l'un avait une garde stylisée en forme de bol, l'autre ne présentait que deux petites ailes, dépassant au mieux que quelques centimètres de la lame. Lame qui était, en plus, percé de quelques trous le long de la gouttière centrale. La poignée était également très stylisée, offrant une prise sûre en toute condition.

L'homme blond fit tournoyer son poignet plusieurs fois, puis se mit en garde, bras au côté, lame tendue en diagonale devant lui. Il esquissa un sourire amusé, puis s'avança, en demandant :

« Dites moi, Maître. Doit-on se limiter au classique d'usage ? Ou bien peut-on ajouter quelques... fioritures des siècles derniers à notre combat ? »

Le vieil homme ne dit rien, acquiesçant, et fit un pas en avant, sans garder les mouvements classiques de l'escrime. Le Seigneur Du Lys para le coup sans bouger de sa position, ainsi que le deuxième qui venait de lui être administré. Il recula d'un pas, et dévia un coup d'estoc rapide en faisant glisser sa lame contre celle de son adversaire. Ses yeux ne trahissaient aucune émotion, ils étaient fixés dans ceux de son adversaire. D'un seul coup, il repoussa violemment le vieil homme et plaça son arme au dessus de sa tête. Le bruit caractéristique du métal se percutant signala qu'une autre personne s'était invitée aux hostilités, et à l'entraînement. Il se retourna, et fit face à Gabriel, l'un de ses condisciples, et celui qui se vante d'être le meilleur escrimeur de la classe. Tous savaient néanmoins que cette place revenait à Odric, mais tous se taisaient, craignant d'attirer les foudres d'une des familles les plus riches du Royaume. Repoussant la lame et créant de la distance, Odric jeta un œil vers Gabriel, et lâcha, se retournant vivement pour bloquer une attaque de taille de son professeur :

« Alors Gabriel, comme se porte votre sœur depuis ses ébats avec Guillaume ? »

Il entendit un cri de rage, et des bruits de pas lourds d'une personne lui fonçant dessus. Il ne marqua aucun signe sur son visage, et s'écarta brutalement de son maître, qui tomba au sol, et sur lequel Gabriel trébucha, allant à la rencontre de la gadoue ça et là. Il se releva vivement, en marmonnant des noms d'oiseaux forts peu sympathiques. Il fonça à nouveau sur Odric, sans réfléchir, le maître d'arme s'étant reculé de l'affrontement. Bien qu'il s'agissait d'un entraînement, il y avait dans l'air une tension presque palpable, qui flottait toujours en cas d'un duel à mort.

Un coup d'estoc dévié, une frappe parée, Odric reculait en cercle alors que son adversaire l'assaillait de manière fort peu intelligente et irréfléchie. Soudain, il envoya sa lame plus fort à la rencontre de celle de Gabriel, repoussant le bras de ce dernier offrant ainsi une ouverture. Il tourna sur lui même et envoya un coup de pied percussif dans le torse de son adversaire, ce qui l'envoya au sol. Gabriel tenta de se releva, pour sentir l'acier froid de la lame du vainqueur contre sa gorge. Au bout, Odric se tenait, souriant, le regard calme, les traits détendus. Il repoussa l'épée de Gabriel et rengaina la sienne, puis tendit sa main :


« Je pense que la victoire me revient, mon cher. »

Gabriel pesta, repoussa brutalement la main qui lui était offerte, et se releva, en emmenant avec lui sa petite bande de toutous. Le maître d'arme s'approcha du centre, claqua dans ses mains, et lâcha :

« Fin de l'entraînement, merci d'être venu. »

1516 – France – Petit village de province – Seize heure

« Alors Gabriel, tu t'es remis d'hier soir ? »

Odric était à la table, dans les vêtements qu'il avait l'habitude de porter. En face, Gabriel pris un siège, une poche pleine de glace sur le front. Il grogna, comme à son habitude, faisant un geste de la main pour signaler à son ami de parler moins fort. Visiblement, il ne s'en était pas encore totalement remis. Odric se redressa, et croisa ses mains, coudes sur la table, puis dit :

« N’oublie pas que ce soir il y a ce duel. J'ignore pourquoi cet imbécile m'a accusé d'avoir insulté sa famille, mais je ne vais pas laisser passer un tel affront »

Un nouveau grognement de la part de Gabriel, qui visiblement était d'accord. Il se leva, saisissant la carafe de vin, et se versa un verre du liquide rouge. Il le vida d'un trait, et jeta la poche de glace sur la table. Il fit signe à Odric de le suivre.

« Viens, faut que je te parle de ton adversaire. »

Odric se leva, et ils sortirent de la demeure. Dehors, l'hiver avait pris ses droits annuels. Quelques centimètres de neige, une légère précipitation glacée, un froid mordant même à travers leurs épais vêtements. Ils avancèrent calmement, riant de tout et de rien, comme deux amis qui s'étaient toujours appréciés. Ils discutèrent de ce soir, parlant des faiblesses d'Odric et des forces de Gontran. Il était un excellent épéiste qui s'était illustré lors de la bataille face aux Suisses l'année dernière. Du haut de ses vingts ans, il s'était taillé une solide réputation en l'espace de quelques mois, et était jugé comme l'un des bretteurs les plus émérites de la cours. Sa plus grande faiblesse était en fait sa trop grande confiance en lui. Ils s'arrêtèrent, levant les yeux vers le ciel. Il était environ seize heures, le ''rendez-vous'' avait lieu à dix-neuf heures pile, non loin.

« Allez Odric, on va s'entraîner un coup. C'est peut-être la dernière fois que je croise le fer avec quelqu'un d'aussi capable, et même si j'ai toute confiance en tes capacités, on ne sait jamais ce qui peut arriver. »

Odric ria de bon cœur. Leur beuverie de la vieille avait eu cet argument pour excuse, justement. Et l'un comme l'autre avait mal fini.

Un peu plus tard – Dix-neuf heure

La clairière était tout juste éclairée par les torches disposées en cercle afin d'éclairer les deux protagonistes. D'un côté, Gontran, avec son arme fétiche, ses vêtements blancs légers, et son témoin, un jeune de seize ans. De l'autre, Odric, avec Gabriel pour témoin. L'arbitre, le vieux bourgmestre, était bien habillé, accompagné de sa procession de croque-mitaine, de médecins, et de toutes personnes du genre. Il fit signe aux deux participants de s'approcher, et commença à expliquer les règles du duel, de sa voix caverneuse :

« C'est un duel à mort messieurs. Le vainqueur verra son honneur lavé de toutes critiques et de tous soupçons. Le perdant quand à lui rencontrera son jugement de la main du vainqueur, guidée par la volonté de notre Seigneur Dieu. »

Odric esquissa un léger sourire. Puis cligna des yeux. Là-bas, au bout de la clairière, près de l'orée. Cette jeune femme... Parfaitement bien vêtu, le teint pâle, les joues roses et les lèvres rouges. Ce n'était pas la première fois qu'il la croisait, et il se remémora chaque moment.

« Seigneur Du Lys ? » lâcha l'arbitre en le secouant légèrement « Vous êtes avec nous ?
-Oui, Monsieur.
-Bien. Allez vous préparer. »


Odric recula vers sa zone, tandis que Gontran l'imita, lui jetant un regard meurtrier, et mima un « Je vais te saigner ».
Il arriva près de Gabriel, et lui demanda :


« Dis, tu as vu la jeune femme là-bas ?

-La jeune femme ? Quelle jeune femme ? Tu perds la tête mon pauvre Odric, je vois que tu n'as pas encor fini de cuver ! »

Il éclata de rire, et détacha la cape d'Odric, qu'il plia et déposa sur le tabouret. Ce n'était pas la première fois que le jeune Seigneur Du Lys semblait voir des choses que personnes d'autres ne remarquaient ; des personnes, la plupart du temps ; mais soit, il ne devait pas se laisser déconcentrer maintenant.

« Messieurs, avancez vous. »

Les deux adversaires s'exécutèrent.

« Dégainez ! »

Odric dégaina magistralement son épée. Il se remémora la légende qui l'entourait.

En des temps lointains, cette arme avait été manié par l'un de ses ancêtres, et était connue comme ayant une étrange capacité. Elle a été pendant longtemps transmise de génération en génération, lors du passage à l'âge adulte des mâles de la famille. La légende se basait sur le fait que la famille Du Lys était d'une tradition guerrière dans laquelle les vaincus viennent renforcer l'honneur du guerrier qui la portait. Néanmoins, elle avait fini par être oublié dans l'un des domaines de la famille, et fut retrouvé par Odric à ses seize ans, dans une alcôve cachée, enroulée dans du tissu mité.

Son adversaire dégaina également, sans aucun respect pour son arme.

« Eeeeeen garrrrrrrde ! »

Ils reculèrent tout deux leur pied arrière, et firent toucher le bout de leur lame.

« Que le meilleur gagne. »


L'arbitre lâcha le foulard, et lorsqu'il atteint le sol, Gontran se jeta sur Odric, qui fit glisser sa lame le long de la sienne. Des passes d'armes s'échangèrent rapidement, sous le regard nerveux de l'assemblée. Odric était certes doué, mais son adversaire n'avait misé que sur l'attaque, si bien qu'il était difficile de riposter au déluge de coups. Les armes s'entrechoquaient bruyamment dans l'air nocturne, et la neige crissait de tours et détours que faisaient les adversaires.

« Il est vraiment bon »pensa Odric, alors que Gontran lui projeta une gerbe de neige. Il mit sa main devant les yeux, et sentit la morsure de l'acier le long de son bras droit. Heureusement pour lui, ce n'était pas le bras manieur, mais la douleur était grande. Il fit un bon en arrière, et prit le temps de jauger son adversaire du regard. Ses coups étaient de plus en plus lourd et de moins en moins précis. Il haletait, autant que lui-même, au vu du temps passer à combattre. Presque vingt minutes. Son adversaire se projeta à nouveau vers lui, mais il était temps d'en finir. Odric para court le coup de taille, et prit la lame de son adversaire dans son poing ganté. Avant que l'autre n'est plus répliquer, il plongea rapidement sa rapière dans le cœur et la retira ensanglantée. Gontran chancela quelques secondes, puis tomba à genoux, et face dans la neige, qui prit rapidement une teinte carmin.

« Je déclare le Seigneur Du Lys... Vainqueur... »

Odric s'avança vers Gabriel, qui le prit dans ses bras.

« Bravo, Odric, j'y ai toujours cru.
-Moi aus... »

Trop tard. Pas le temps de finir sa phrase. Gabriel venait de plonger une dague dans le dos d'Odric. Un regard pleins de stupeur accompagna son visage crispé par la douleur. Il se demanda ''Pourquoi ?'', question à laquelle Gabriel répondit de lui-même :

« Je t'avais prévenu, il y a deux ans de cela, que tu me payerais tes affronts... J'ai mis de côté ma haine passagère pour devenir ton ami, afin que tu abaisses ta garde. C'était ta plus grande faiblesse... Tes amis... »

Il éclata de rire, sans prendre garde à Odric. Dans un dernier sursaut de vitalité, ce dernier trancha dans le flanc de Gabriel, lui infligeant une entaille profonde qui ne pourrait jamais être soignée. Pleins de regrets et de remords, Odric Du Lys tomba dans la neige, la dague labourant encore ses intestins. Il avait été trahit par la personne en qui il avait le plus confiance. Mais il était vengé... La famille Du Lys comme la famille Des Trois Tours avaient perdu leur seul descendant, sous le regard dépité de l'assemblé.

1516 – Rukongai

Il ouvrit les yeux, les cachant de sa main sous les rayons du soleil. Il était seul, au milieu d'une étendue d'herbe, vêtu de ses vêtements. Les vêtements qu'il portait lors de l'attaque en traître de Gabriel. A quoi bon pensait-il. Etait-il au Paradis ? Non, l'endroit était bien trop beau. La bible qu'il avait maintes fois été forcé de lire ne vantait jamais un si bel endroit. L'eau qui clapotait non loin l’apaisait, malgré les récents événements qui avaient mené à son actuelle condition. Depuis son arrivé il y a une semaine, il avait été placé dans une famille particulièrement étrange, et ses classiques vêtements français tâchaient presque avec le reste de son univers : des tendances japonaises dans les vêtements, malgré des habitations proches de celles des reclus de son pays. Il se le remémorait alors, se ressassant en même temps ce qu'on lui avait appris. Il a failli devenir un hollow, mais un shinigami était passé non loin du duel et avait rapidement appliqué le sceau. Un jeune femme très belle, lui avait-on dit.

C'était donc cette jeune femme qu'il avait vu avant son duel, ces quelques dizaines de dernières fois les deux ans qui sont passés et au dessus de son corps lorsque son âme en était sortie. Il sourit à cette pensée et...


« Odric-chan ! »

Ces mots le sortir de sa rêverie. C'était sa ''petite soeur'', lui avait-on dit. Il se plaisait dans le rôle de grand frère, lui qui était enfant unique chez les Du Lys. Il se mit assis, et réceptionna de peu la jeune enfant de huit ans tout au plus dans ses bras, basculant légèrement en arrière.

« Doucement Anshin, doucement ! »

La fillette riait à tout ce qu'il disait, ou presque, et il se leva avec elle dans ses bras.

« Tu ne me dis pas pourquoi tu me cherchais ? »

L'enfant mit son doigt dans sa bouche, gênée, et commença à faire des ''touillons'' dans ses cheveux blonds, comme elle disait. [NdlR : Touillons = nœuds:p]

« C'est... c'est parce que tu ne rentres pas... pas beaucoup de là-bas »lâcha t-elle en pointant l'enceinte du Seretei.
C'est vrai que depuis son arrivée, juste après son placement, il avait été enrôlé de presque force chez les Shinigami, du à sa ''forte puissance spirituelle'', lui avaient-ils dit. L'académie était quelque chose de difficile, mais il y survivait aisément, et il revêtait ses vêtements ''personnels'' dès son retour ''chez lui''.


« Mais ne t'inquiète pas, je reste jusque ce soir. »

Elle fit la moue, et une larme coula sur sa joue.

« Chut... ça va aller. Je vais revenir aussi souvent que possible pour te voir grandir. »

Ces mots lui tirèrent un sourire radieux, et elle se remit à rire alors qu'il la portait chez leurs parents.

Quelques années plus tard – Seretei – Recrutement des divisions

Tous les étudiants étaient à genoux. Leur supérieur devant. C'était l'une des premières fois qu'Odric était aussi proche d'un capitaine. Il ne s'attendait à rien, être pris dans cet ordre était déjà un honneur sans borgne, aussi n'avait-il pas bougé depuis bientôt deux heures, alors que la centaine de Shinigami attendaient patiemment la fin de la cérémonie de remise des diplômes afin d'ouvrir la boîte de leur destin.

Odric était dans la même position que les autres, écoutant d'une oreille distraite le discours de fin d'étude qu'était en train d'entonner le sous-directeur de l'établissement. Les mots défilaient encore dans ses oreilles, mais peu lui importait. Toutes ses pensées étaient tournées vers sa boîte, vers son futur. Il n'avait qu'une envie, et il la savait partageait par tout les autres futurs shinigami présents, c'était d'ouvrir sa boîte et de découvrir la couleur de celle-ci. Il espérait la couleur de la cinquième ou de la septième…


« Nous vous souhaitons tous la bienvenue dans ce nouveau monde qui s'ouvre à vous. N'oubliez pas que chacun ici est un ami, et si vous avez des questions, tous seront heureux d'y répondre ! »

Le discours prenait enfin fin. Et c'est un véritable mouvement inarrêtable qui s'opéra, alors que tous partaient, en file parfaitement ordonnées, vers l'extérieur de ce bâtiment. Odric s'arrêta à peine fut-il sortie de la salle, et observa tout les autres étudiants impatients ouvrir leur boîte : Sixième, Quatrième, Sixième, Cinquième… tous semblaient heureux, bien que certains avaient une pointe visible de déception. Mais, c'est alors que la main sur le cachet, il s'arrêta, inspira un grand coup, et effectua à son tour ce geste... Et, posant les yeux sur sa perle, soupira un léger « La Septième... » de satisfaction.

Ainsi débutait le début de sa nouvelle vie...


1540 – France – Début de soirée

Il arpentait à nouveau la terre qui l'avait portée il y a de ça plusieurs décades déjà. Il n'y était revenu que très rarement, trois fois tout au plus. Mais cette fois-ci, c'était différent. Ce n'était pas un ordre de ses supérieurs, mais plutôt une intuition. Comme si son passé l'avait rattrapé. Il marchait là, dans la rue, au beau milieu de cette foule qui ne le voyait pas.

Il était parvenu à obtenir un ordre de mission qui légalisait son passage sur Terre, mais savait très bien qu'il n'y trouverait rien. Son rapport serait vide, pour cette fois, avec juste quelques mots disant qu'aucun problème n'avait été remarqué. Il repensait à sa mort, tué par celui qu'il considérait comme son frère, et se surprit à penser qu'il le méritait. Il avait en effet fort manqué de respect à Gabriel Des Trois Tours durant leurs premières années ensemble, et il n'aurait jamais dû s'imaginer que quelques bonnes attentions l'auraient changé aux yeux de ce dernier. Il s'arrêta, soupira, remettant calmement sa cape, puis continua sa marche. Attendez. Il sentit quelques choses, et tourna vivement sa tête vers une ruelle adjacente. Il se déplaça vers celle-ci, et sentit encore plus la présence. Il couru  vers l'intérieur du pâté de maison, et déboucha sur une petite place marchande, alors vide à cette heure de la journée. Il chercha. Autours de lui. Il tourna, tourna, puis sauta sur le côté et se réceptionna à l'aide d'une roulade pour voir une silhouette tomber. Il se releva, main sur la poignée de son épée, et croisa du regard des yeux qu'il connaissait très bien.


« Gabriel ? »lâcha t-il.

L'autre ne dit rien. Il était en très piteux état, sa chaîne du karma pendant négligemment au bout d'un lambeau de peau. Sa transformation en Hollow n'était plus que du ressort de quelques heures. C'était étonnant déjà qu'il ait tenu si longtemps.

« Odric. Espèce de salopard. »

Il éclata d'un rire malsain, qui se mêlait déjà à celui d'un Hollow. Il couru vers Odric, les bras devant lui, et tenta de le battre à mains nues. Le jeune Shinigami esquiva tout les coups que lui portait son adversaire.

« J'vais te tuer ! J'vais te tuer ! C'est moi qu'ils devraient tous acclamer ! J'vais t'tuuuuer ! »

Il bavait presque, et était pitoyable, même pour un futur hollow. A croire qu'il écoutait ses instincts tout en tentant de garder le contrôle sur sa haine. Mais c'était trop tard. Quoi qu'il puisse arriver maintenant, rien ne le sauverait de sa condition, à part le salut offert par tout Shinigami. Et Odric le savait, bien qu'il n'arriverait pas à tuer à nouveau son meurtrier.

« J'ai toujours était meilleur que toi, et tu le sais ! C'est pour ça qu'tu m'as tué ! Avoue le ! C'est pour çaaaaaa ! »

Gabriel repartit à l'attaque, encore moins précis que jamais. Il chancelait, en meuglant et mugissant. Il frappa, un coup qu'Odric esquiva sans difficulté, et défonça un étalage en bois. Le Shinigami dégaina son arme calmement, l'acier crissant contre son feurre de manière caractéristique. Une drôle d'énergie se faisait sentir de celle-ci. Faible, oubliée, incertaine. Odric pointa de sa lame son adversaire, et lâcha :

« Je peux t'aider, Gabriel. Laisse toi faire, et je te promets que tu auras le droit au repos que tu mérites.
-VA CREVEEEEEER !!! »

Le hollow en devenir bondit et arriva à hauteur du shinigami. Ce dernier tailla rapidement un coup que bloqua son adversaire. Il y eu alors un flash lumineux qui força Odric à se cacher les yeux de la main.

Se libérant alors les yeux, ne sentant plus aucune manifestation de l'âme de Gabriel, Odric rengaina souplement, reprenant alors sa ''patrouille''. Sait-on jamais, si un véritable Hollow venait à pointer le bout de son masque...

1821 – Terre – Japon

Sa lame tranchait l'air. L'énorme bête esquiva encore. Il était véloce celui-ci, et son énergie spirituelle lui était presque passé sous le nez. Impressionnant. Odric retomba sur ses pieds, dans la rue déserte. Il jaugea le hollow, la respiration calme malgré un combat qui commençait à s'éterniser un peu trop. Il était parvenu à attirer le mangeur d'âme loin des quartiers résidentiels, pour combattre dans les zones en travaux. Ici, leur affrontement ne risquait pas de blesser des gens. Étrangement, le hollow le poursuivit, comme mû par une insatiable envie de dévorer l'âme du Shinigami, qui ne l'était plus.

Il se remémora un court instant les événements qui lui avaient valu d'être jugé comme un paria par ses pairs. C'était une nuit d'hiver, il y a environ dix décades de cela.

Mais cette pensée était de trop, à telle point qu'il n'eut pas le temps de finir de se la remémorer. Le hollow venait de lancer sa griffe vers Odric, qui se prit le coup de plein fouet. Il secoua la tête, se relevant à l'aide d'une main, et plongea son regard dans celui, inerte, du masque de son adversaire. Et il sourit. Le hollow repartit à l'attaque, mais il restait néanmoins lent et pataud.

Se servant des murs, Odric sauta, et sauta encore jusqu'à arriver au dessus de son adversaire. Il saisit alors Gabriel, son Zanpakûto, à deux mains, et exécuta un plongé sur le haut du crâne du hollow. Ce dernier n'eut que le temps de lever la tête pour voir arriver sa fin, le masque craquant sous la puissance de l'impact, la lame glacée plongeant rapidement dans sa ''chair''. Le monstre se dispersa dans l’embrun matinal. Odric rengaina. Il regarda les côtes de ce corps qu'il utilisait, et rien de grave ne lui sauta aux yeux. Ce hollow était faible, et il n'ignorait pas qu'en cas d'un affrontement plus sérieux, il aurait à sortir de son Gigai...



   

   

۞ PRÉNOM OU PSEUDO : Odric, c'est nickel
۞ AGE DU JOUEUR : 22 piges
۞ COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Par Google
۞ COMMENT TROUVEZ-VOUS LE FORUM ? J'ai choisi celui-ci parce qu'il est très beau au niveau du visuel. Donc je trouve le forum beau ^^
۞ PARRAINAGE ? Non !
۞ DOUBLE COMPTE ?: Non plus !
۞ PRÉSENCE SUR LE FORUM : Fréquente ? Very Happy
   


Dernière édition par Odric Dulys le Lun 7 Mar - 21:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Capitaine de la Division 5

avatar
Masatsugu Kioku

Age : 24
Messages : 609

Avatar : Capitaine de la cinquième division / Responsable de l’académie

Sanctions : Clean


Feuille de l'esprit
Level: 71
XP:
6216/10400  (6216/10400)
Etat actuel: Vivant

MessageSujet: Re: Odric Dulys, la Fine Fleur de la France [Posons le tag "Pas-Fini" :p] Sam 5 Mar - 23:39

Je valide la cohérence, en attente de la note.
Revenir en haut Aller en bas
http://bleachsoulofeternity.forumactif.org/

Espada 7

avatar
Skan Shinikage

Messages : 45


Feuille de l'esprit
Level: 78
XP:
1666/13200  (1666/13200)
Etat actuel: Vivant

MessageSujet: Re: Odric Dulys, la Fine Fleur de la France [Posons le tag "Pas-Fini" :p] Dim 6 Mar - 10:50

Hello o/ Bienvenue sur notre humble forum ♫

Je vais donc noter ta présentation


Originalité = 10/15
Cohérence = 19/20
Qualité de la narration = 16/20
Longueur = 14/15
Orthographe = 4/5

Concept de personnage passif assez surprenant aux premiers abords mais ça change un peu je te l'accorde. L'histoire en elle-même est plutôt bien menée et la longueur du tout est tout à fait respectable, malgré ta petite triche car c'est normalement dans la FT que l'on décrit les pouvoirs et le masque Razz

Avec cette présentation, tu reçoit le niveau 63 !

Bon RP chez nous


Revenir en haut Aller en bas

Vizard

avatar
Suru Izunari

Messages : 55


Feuille de l'esprit
Level: 72
XP:
7210/10800  (7210/10800)
Etat actuel: Vivante

MessageSujet: Re: Odric Dulys, la Fine Fleur de la France [Posons le tag "Pas-Fini" :p] Mer 16 Mar - 18:05






Voici donc ton sujet de test RP après notre discussion.

« Flashback, tu te retrouves à affronter ton Hollow intérieur sur Terre. Les membres en présences seront Suru Izunari, Urahara Kisuke et Tessai Tsukabishi. Il s'agira donc de gérer un combat interne et externe au même moment. -Pour éviter de pousser un RP qui s'étalera dans le temps, si nécessaire, nous pourrons le couper à court.- »

Sera imposé un minimum de 600 mots par réponses.

Bon courage !












Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Odric Dulys, la Fine Fleur de la France [Posons le tag "Pas-Fini" :p]

Revenir en haut Aller en bas
Odric Dulys, la Fine Fleur de la France [Posons le tag "Pas-Fini" :p]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires-
» Fine fleur et fine lame, un détonnant mélange !
» Reflexion sur la saga Michelet Casimir - Jean Saint-Fleur
» 2 éme entraînement de Nuage de la mort et de fleur enflammée finished
» FLEUR canichette croisée abricot 6 ans (89) Yonne
» Tarte fine abricots/frangipane

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bleach Soul Of Eternity :: Avant-Rpg :: Présentations-